Novembre se termine dans le rouge

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Bitvavo1 déc. 2025

La nuit dernière, le bitcoin a clôturé le mois, pour la première fois depuis début février 2023, sous sa moyenne mobile sur 12 mois. Faut-il s’en inquiéter ou existe‑t‑il d’autres seuils à surveiller ? Réponse dans cette édition de Market News. Nous abordons également la montée des actifs du monde réel (RWA), la catégorie à la croissance la plus rapide après les stablecoins.

Dernières infos sur le marché

Novembre a été le treizième mois consécutif avec une clôture mensuelle comprise entre 67 000 € et 101 000 €. La borne basse de cette fourchette correspond au sommet de mars 2024, lorsque le bitcoin a inscrit un nouveau plus haut historique (ATH) quelques semaines après le lancement des ETF bitcoin au comptant. Ce niveau des 67 000 € a été à nouveau testé comme support en avril de cette année. De quoi envisager un franchissement durable de la barre des 100 000 €.

Cela n’a pas abouti. Pendant plusieurs mois, le cours a buté contre ce niveau, sans véritable cassure. En novembre, la clôture mensuelle est passée sous la moyenne mobile sur 12 mois, qui a historiquement servi de frontière utile entre marchés haussiers et baissiers. On peut y voir le signe que le marché haussier est terminé.

Mais les moyennes peuvent perdre de leur valeur de signal si le marché change de régime, ou lorsque beaucoup d’acteurs observent la même moyenne au même moment. Les investisseurs achètent ou vendent alors avant que le cours n’atteigne la moyenne pour prendre de vitesse les autres, avec pour effet que le cours n’atteint pas la moyenne — ou, à l’inverse, la traverse facilement.

Si l’on souhaite un critère moins strict pour juger de la fin du marché haussier, on peut retenir le seuil des 67 000 € comme ligne de démarcation. Pour les investisseurs entrés autour de 20 000 € en 2022 ou 2023, cela reste une belle plus‑value.

On en parle

Après les stablecoins, les actifs du monde réel (RWA) sont le narratif qui croît le plus vite

Les actifs du monde réel (RWA) sont des produits financiers traditionnels portés sur la blockchain. Des obligations d’État, des fonds du marché monétaire et des prêts aux entreprises sont tokenisés, ce qui évite les documents PDF, les délais de règlement et les intermédiaires coûteux. Le titre de propriété numérique peut alors être transféré 24 h/24 et 7 j/7.

Ce déplacement du traditionnel vers la blockchain devient désormais clairement visible. Selon RedStone, plus de 30 milliards de dollars de RWA sont aujourd’hui on‑chain, contre moins de 8 milliards il y a deux ans. Le crédit prive constitue le plus grand segment, suivi par les titres de dette tokenisés. Cette catégorie est dominée par les bons du Trésor américains, portés par un rendement stable et un cadre réglementaire clair.

La logique derrière cette croissance est limpide : la demande de rendement sûr et prévisible reste élevée, et la tokenisation rend ces actifs immédiatement utilisables sur les marchés on‑chain. Le State of Crypto Report 2025 du fonds de capital‑risque a16z dresse un constat similaire. Il évalue lui aussi le marché des RWA à environ 30 milliards de dollars et le présente comme « le pont » entre la crypto et la finance traditionnelle. Ce n’est pas exagéré : BlackRock, Franklin Templeton et Paxos gèrent désormais leurs propres fonds RWA.

Le mouvement ne se limite pas aux sociétés de gestion. Nasdaq a déposé auprès de la SEC une proposition visant à offrir des actions cotées sous forme de tokens. Son responsable des actifs numériques a souligné qu’elle « ne veut pas renverser le système », mais le rendre enfin plus efficace. C’est exactement la tendance que l’on observe dans l’ensemble du secteur.

On le constate sur le terrain : des bons du Trésor tokenisés sont utilisés sur les marchés monétaires on‑chain, le crédit privé transite via des plateformes comme Clearpool et Maple, et des acteurs d’infrastructure tels que Chainlink et RedStone fournissent les données de valorisation qui font tourner l’écosystème. Tout cela commence à ressembler à un marché mature.

Certes, 30 milliards de dollars ne représentent qu’une fraction des 100 000 milliards de dollars d’obligations émises de façon traditionnelle. Mais c’est justement l’enjeu : dès qu’une fraction de ce montant se dirige vers la DeFi, la tokenisation cesse d’être une niche pour devenir un marché immense.

Pour l’instant, la conclusion est simple : les RWA ont dépassé la phase expérimentale. C’est un marché qui gagne en maturité, où les acteurs traditionnels ne sont plus de simples spectateurs, mais donnent le ton.

Autres actualités

  • Klarna teste son propre stablecoin sur le réseau blockchain Tempo de Stripe. Le géant du paiement a lancé KlarnaUSD sur le testnet de Tempo, avec pour objectif de rendre à terme les paiements en dollars plus rapides et moins coûteux. L’entreprise voit son stablecoin avant tout comme une nouvelle infrastructure pour les transactions transfrontalières, et non comme un produit grand public. Si les pilotes sont concluants, KlarnaUSD verra officiellement le jour en 2026. Klarna compte 114 millions de clients, pour 118 milliards de dollars de volume de paiements.

  • Strategy ne vendrait ses bitcoins qu’en dernier recours, affirme le CEO Phong Le. Par exemple si la mNAV — la valeur boursière de l’action rapportée à la valeur de bitcoin inscrite au bilan — passait sous 1 et que l’entreprise ne pouvait plus lever de nouveaux capitaux. Selon Le, une vente de bitcoin serait alors « mathématiquement justifiée », notamment pour défendre des indicateurs clés importants pour l’entreprise. Il souligne qu’il n’existe à ce stade aucun projet concret de vente.

  • La banque centrale du Kazakhstan envisage un investissement important en crypto‑actifs. Selon RBC, la National Bank of Kazakhstan (NBK) étudie une position pouvant aller jusqu’à 300 millions de dollars en actifs numériques. Le 28 novembre, le président de la NBK, Timur Suleimenov, a évoqué cette idée lors d’une conférence de presse. En raison de la récente correction du marché, la banque attend « que la poussière retombe » avant d’entrer. Les fonds proviendraient des réserves de change de la banque centrale, et non du fonds souverain national.

  • Feu vert au retour de Polymarket sur le marché américain. La plateforme de prédiction on‑chain a reçu cette semaine l’aval de la CFTC, après avoir racheté cet été la plateforme de négociation réglementée QCX. Polymarket peut ainsi de nouveau servir légalement des utilisateurs américains. Les analystes y voient une percée : pour la première fois depuis des années, le régulateur choisit d’autoriser des marchés de prédiction plutôt que de les interdire.

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